
Lors d’une inspection réalisée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 21 mars dernier dans le service de radiologie interventionnelle du centre hospitalier d’Hyères (Var), les inspecteurs de la division de Marseille ont découvert qu’un cardiologue réalisant une pose de pacemaker ne respectait pas les règles de radioprotection. C’est ce que rapporte un avis d’incident de l’ASN daté du 24 avril, suite à la déclaration de cet événement par le CH à l’ASN le 23 mars.
Plusieurs infractions à la réglementation
Plusieurs infractions à la réglementation ont été constatées : ce médecin n’était doté ni de dosimétrie passive ni de dosimétrie opérationnelle. Par ailleurs, l’établissement n’avait pas procédé à l’inscription de ce travailleur auprès d’un organisme de suivi dosimétrique passif. En outre, il n’avait pas bénéficié de sa visite médicale annuelle obligatoire et n’avait pas suivi les formations relatives à la radioprotection des travailleurs et des patients selon les périodicités réglementaires.
« Défaut de culture de radioprotection »
D’après cet avis d’incident, « l’organisation du centre hospitalier n’a pas permis de détecter ces dysfonctionnements, dont certains ont également été relevés, dans une moindre mesure, pour d’autres salariés. L’ASN considère que cette situation est révélatrice d’un défaut de culture de radioprotection au sein du centre hospitalier ». Pour ces raisons, l’ASN a classé cet événement au niveau 1 sur l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires et radiologiques, qui en compte 8.
1 commentaire de nos lecteurs
"L’ASN considère que cette situation est révélatrice d’un défaut de culture de radioprotection au sein du centre hospitalier »
Bel euphémisme. Que de précaution pour dire que chez certain la conception de la médecine se résume à un mandarinat tellement ancré qu’ils en oublient que nous sommes en démocratie. Normalement en démocratie c’est la loi qui dicte les comportements et non les égo. Peut-on classer l’égo comme un équipement de protection en radioprotection ? En tout cas vous verrez qu’un jour ce seront les mêmes qui se victimiseront sur le mode : "on empêche notre libre exercice". "Libre exercice" est à entendre par "liberté de faire ce qu’on veut parce qu’on le vaut bien". Il n’y aurait pas aussi quelques enjeux financiers ? On peut maintenant dire grâce à l’ASN qu’il existe des médecin incultes en radioprotection voire même qu’ils ont inventé une nouvelle notion de PIR (personne incompétente en radioprotection).
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